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Depuis la sécheresse des années
1973-1974, le Burkina Faso déploie des
efforts remarquables pour équiper les
centres urbains, semi-urbains
et les zones rurales en points d'eau modernes
qui sont composés :
Environ trente six mille cinq cent (36.500)
points d'eau modernes ont été
réalisés et sont gérés par les communautés
bénéficiaires
(Source :
Document cadre de la
Réforme, août 2000).
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La problématique majeure actuelle à
laquelle le Ministère de l'Agriculture de
l'Hydraulique et des Ressources
Halieutiques doit faire
face concerne les centres
hors du champ d'action de l'ONEA (centres semi-urbains ou secondaires, zones rurales ou
villages) et porte par excellence sur la
politique d'équipement et de gestion de ces
centres en infrastructures hydrauliques d'alimentation
en eau potable.
En effet, une part importante de la
population n'a pas encore accès à l'eau
potable à une distance et accessibilité raisonnable
(selon les directives OMS) et un grand nombre des ouvrages est
en panne (taux de
panne d'environ 80% pour les PMH
dans la zone test
de la Réforme
- source : Document
cadre de la Réforme,
août 2000). |
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Cela amène la population à
s'approvisionner en eaux stagnantes ou
dans les puits temporaires contaminés
d'où la persistance de maladies
d'origine hydrique (amibiases,
ascaridiases, poliomyélite
ou encore
dracunculose).
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Le document de politique et de
stratégie en matière d’eau adopté par le
Gouvernement en juillet 1998 définit le
cadre d’intervention du gouvernement
dans le secteur de l’eau. Il avait pour
ambitions, entre autres :
-
De mettre en
place progressivement les mécanismes
adaptés aux conditions du Burkina
Faso afin de répondre, à la fois, à
la demande d’informations des
usagers, mais aussi au désir de
participer à la politique de l’eau
au niveau local ;
-
De faire œuvre
de communication et de favoriser
plus de cohérence dans les
investissements publics et privés et
les interventions des différents
acteurs et partenaires du
développement.
Les objectifs
spécifiques visés portaient sur :
-
La satisfaction
durable des besoins en eau en
quantité et en qualité ;
-
L’amélioration
des finances publiques en allégeant
le poids du secteur de l’eau par un
partage équilibré des charges entre
les partenaires concernés : les
pouvoirs publics, les collectivités
et les usagers.
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Face à ces constats et fort des
principes et options ainsi que des
orientations stratégiques de politique
nationale de l'eau, le Ministère
de l’Agriculture,
de l’Hydraulique et des Ressources
Halieutiques
a lancé la Réforme
du système de gestion des infrastructures
hydrauliques d'approvisionnement en eau
potable en milieux rural et semi-urbain devant garantir la
pérennisation de ces investissements dans le long
terme
(décret
n°2000-514/PRES/PM/MEE).
Cette réflexion a abouti à l'élaboration et à
l'adoption, en novembre 2000, du document cadre
de la Réforme du système de gestion des
infrastructures hydrauliques d'approvisionnement
en eau potable en milieux rural et semi-urbain au
Burkina-Faso.
C'est dans la même dynamique que le Programme
d'Application de la Reforme (PAR) a été initié dans treize
provinces test du Burkina avec l'appui
de l'Agence Française de Développement. Cet
appui a été matérialisé par la convention n° CBF 1140 01 V signée le 16 Septembre
2002. |
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